avion Gaz'Aile 2 ULM

Avancement de la réalisation du Gaz'Aile 2 de Lino.

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samedi 16 septembre 2017

Tableau de bord

Avec un peu de méthode j'arrive a tracer le contour du tableau de bord :
tdb_mesures_a.jpg tdb_mesures_b.jpg tdb_mesures_c.jpg

Une fois le contour tracé dans ses grandes lignes, je le décale de 2 cm vers le bas pour laisser de la place à la future casquette. Je m'aide d'une chute de baguette pour faire les arrondis et les découpes au fil chaud :
tdb_decoupe_a.jpg tdb_decoupe_b.jpg tdb_decoupe_c.jpg

Avec cette maquette de tableau de bord je regarde comment placer et tracer la console centrale. En invitant Isabelle, on discute sur comment placer l'avionique et quelles options elle souhaiterait. Il faut une boite à gants et de quoi charger les téléphones via USB.
tdb_console_a.jpg tdb_console_b.jpg tdb_console_c.jpg

Je fais une modélisation 3D du tableau de bord, je dessine le câblage électrique ce qui définit un certains nombre de voyants, d'interrupteurs et de disjoncteurs. Je tiens compte aussi de l'évolution en prévoyant le module pilote automatique, la radio et le transpondeur. Je m'inspire beaucoup du TDB du WT9 que je pilote actuellement. L'avantage de la modélisation c'est qu'on peut anticiper ce qui serait pertinent de faire de l'autre coté du TDB pour simplifier le câblage à la vue des nombreux connecteurs.
tdb_sw.jpg tdb_sw_a.jpg tdb_sw_b.jpg

Coté pilote il y a un groupe de prise USB issu des options de l'Efis (cartographie, mise à jour) et un pour les téléphones et tablettes. Cela m'a permis de lever pas mal de "loups" et de commander les bonnes pièces. J'en sais suffisamment pour le réaliser.
tdb_real_a.jpg tdb_real_b.jpg tdb_real_c.jpg

Je place des renforts là où les vis des appareils se fixeront. 2 couches de carbone de 200gr/m² et une couche en verre 100gr/m².
tdb_real_d.jpg tdb_real_e.jpg tdb_boite_a_gants_moulage.jpg
La dernière photo n'est pas celle de la boite noire mais de la boite à gants.

J'ai l'idée de faire une porte ventilée qui fait support de tablette sur la boîte à gants. Comme cela Isabelle pourra soit bénéficier des instruments de vol ou de navigation (liaison wifi avec le Dynon et le logiciel EasyVFR), soit d'un lecteur multimédia pour passer le temps...
à suivre : démoulage, masticage, porte ventilée pour tablette, boite à gants, fixation et couche de renfort.

samedi 9 septembre 2017

ADAHRS, EMS et GPS

En faisant le tour du Web, le moins cher que j'ai trouvé pour les modules Dynon c'est Aircraft Spruce aux USA ! Même avec les frais de douane, TVA, etc ils sont moins chers que leurs collègues européens, allez comprendre ... J'y ai pris le minimum soit l'ADAHRS, l'EMS et le GPS. Je prends 3 petits filtres à essence qui sur le papier feront bien l'affaire pour protéger la chaine pneumatique. Pour la batterie de sauvegarde cela attendra le dernier moment car sa durée de vie est limitée. Pour le test je câble 2 thermocouples K sur l'EMS et sur l'ADAHRS une sonde pitot maison et le Winter. Après mise à jour du système tout est en ordre.
sv_test_ensemble.jpg sv_test_ems.jpg sv_test_adahrs.jpg

Pour la chaine pneumatique j'équipe l'ADAHRS de raccords rapides et des filtres pour bloquer humidité et insectes. Il y a 3 lignes : la statique, la pitot et l'AOA pour le calcul de l'angle d'attaque. En faisant le test de la colonne d'eau je trouve des vitesses voisines mais pas exactement les mêmes car le Dynon fait des corrections fonction de la température et de l'altitude.
sv_test_adahrs_penumatique.jpg sv_test_adahrs_filtre.jpg sv_test_winter.jpg

Je bricole une sonde Pitot avec statique et AOA. J'utilise un souffleur électrique pour voir l'incidence de l'attaque de l'air sur la statique en observant vitesse et altitude sur l'EFIS : c'est bon il n'y a pas de variation d'altitude quelque soit les angles d'attaque de l'air sur la sonde avec des vitesses jusqu'à plus de 150 km/h.
sv_test_souflante.jpg sv_test_aoa.jpg


Avionique ADAHRS+EMS+GPS+filtres+divers connectiques : 2163€
Cumul Avionique : 4813€
Cumul outil : 928€
Cumul des dépenses : 9832€

Anémomètre de secours

Il y a 2 instruments de sécurité absolue : l'anémomètre ou badin qui indique la vitesse du vent relatif et la bille pour la symétrie de vol. Ces deux instruments sont indispensables pour éviter le décrochage surtout lors du dernier virage "mortel" juste avant l'atterrissage. Il serait intéressant d'avoir ces fonctions complétement indépendantes, pour la bille (qui n'est autre qu'un niveau) pas de soucis, pour l'anémomètre je vais prendre un modèle pneumatique, avec une bonne résolution aux basses vitesses et avec sa propre sonde Pitot. J'ai repéré un modèle depuis longtemps avec sa graduation de vitesse en spirale 510° caractéristique : c'est un Winter série 7. Neuf on oublie car il vaut 464€ livré, par chance j'en trouve un sur Leboncoin à 250€. J'ai demandé son âge auprès de l'usine avec le numéro de série : 12 ans ! Bon je veux bien faire un effort mais l'estimation du prix avec une décote de 10 % donne 464€ x 0.9^12ans = 131€ Je m'entends avec le vendeur à 150€ et comme il n'est pas très loin de chez moi on le teste rapidement sur place ce qui a montré deux problèmes : le cadran est retourné à plus de 160° par rapport à sa fixation et l'étanchéité est douteuse. Cela est du au démontage du raccord pneumatique qui fait aussi fixation de la mécanique. Je démonte le tout, je nettoie et je remonte avec de la graisse silicone. Cela me rappelle le temps de ma jeunesse où je démontais les réveils mais trouvais qu'il y avait des engrenages en trop lors du remontage...
winter_demonte.jpg winter_horloge.jpg

Ne pas hésiter à faire pression sur le corps en plastique pour favoriser le passage des entretoises de la mécanique et la bloquer lors du serrage du raccord...
Pour le test la liasse est là pour aider en décrivant la méthode qui utilise une colonne d'eau pour injecter une pression d'air connue. Dans un tuyau je place un mètre à ruban.
winter_test_a.jpg

Le tuyau est raccordé à la prise Pitot du Winter et l'autre extrémité plongée dans une bouteille d'eau transparente. on relève la distance, en millimètre, entre le niveau de l'eau et le ménisque formé par la remonté du liquide : H. Pour connaitre la vitesse en km/h il faut faire l'opération 14.4 x racine carrée de H.
winter_test_b.jpg winter_test_c.jpg winter_test_d.jpg

Là ça fait H= 1197-1076 soit 158 km/h. Le badin indique 154 km/h c'est bon !
winter_test_e.jpg

En bonus une petite vidéo de 7Mo au format Microsotf wmv.
winter_video.jpg


Anémomètre 150€
Cumul Avionique : 2650€
Cumul outil : 928€
Cumul des dépenses : 9832€

dimanche 3 septembre 2017

Endoscope

Pour allez fouiller dans les endroits obscurs, vérifier les cordons de colle des nervures d'ailes ou allez rechercher une rondelle perdue, un endoscope est l'outil qu'il faut. L'idée est de trouver une petite caméra USB qui se connecte aussi bien au PC qu'au smartphone (Androïd). Mon choix s'est porté sur une Giwox 2.0 acheté 24€ sur Amazon (frais de port compris). La boîte contient l'endoscope USB (male type A), un adaptateur OTG et des petits accessoires (miroir, aimant, crochet). L'installation sur PC (Windows 10) se fait par le biais du programme "Teslong Camera.exe" qui offre le meilleur rendu (fluidité/qualité) avec le réglage "1280x720x30fps". En flashant le QR code du mini CD avec votre smartphone Androïd vous téléchargez l'application "Teslong" qui va bien.
giwox_d.jpg
(Smartphone non fourni)

Le petit miroir pour faire des prises de vues à angle droit n'est pas terrible mais permet de voir sans problème à l'intérieur de l'aile (ici l'excédent des cordons de colle fait 2-3 mm de large) :
giwox_b.jpg giwox_a.jpg

On peut bien sûr prendre des photos et des vidéos. En voici une qui permet d'apprécier la profondeur de champ entre 50mm et 120mm. Je l'ai compressée pour qu'elle ne prenne pas trop de place, l'originale est plus fluide et nette :
giwox_c.jpg
(vidéo de 12 Mo au format wmv)


Une molette sur la prise USB permet de rendre les leds de la caméra plus ou moins lumineuses. La vidéo ci-dessus montre des objets uniquement éclairés par les leds. Bien que je trouve le câble trop souple, pour moins de 25€ c'est un bon outil d'inspection et de récupération de pièces perdues.

Endoscope 24€.
Cumul Avionique : 2500€
Cumul outil : 928€
Cumul des dépenses : 9832€

samedi 2 septembre 2017

Dynon Skyview, premiers tests

Le Dynon Skyvew D1000T est bien arrivé sain et sauf grâce au sérieux de Damien Mennella. D1000T car c'est un écran tactile de 10 pouces. Je n'ai pas encore reçu l'ADAHRS et l'EMS mais je me suis dit que mon bon vieux GPS de randonnées Garmin GPSMAP 60 CSX sait tout faire en matière de navigation et surement causer avec le Skyview. Bingo il sort de son interface série des trames NMEA à 4800bauds/8N1. Je bidouille un connecteur DB37 avec cosses à sertir et en plus de l'interface série, je sors le troisième port USB pour voir si la clef Wifi accepterai d'être déportée :
efis_essai_a.jpg efis_essai_b.jpg efis_essai_c.jpg

Un petit tour dans le menu système pour enlever toutes les précédentes programmations et y ajouter celles du GPS (tout scotché à force de se prendre des gamelles en VTT) :
efis_essai_d.jpg efis_essai_e.jpg efis_essai_f.jpg

Nickel, la cartographie est opérationnelle, notez les deux parties avec une grande croix rouge pour indiquer l'absence d'ADAHRS et d'EMS :
efis_essai_f2.jpg

Passons au wifi en créant une route sur mon smartphone avec EasyVfr de PocketFMS. Après s'être connecté en Wifi avec le smartphone, une simple action sur le bouton du menu plan de vol d'EasyVFR et l'affaire est dans le sac ... ou plutôt à l'écran : Trop simple !
efis_essai_g.jpg efis_essai_h.jpg efis_essai_i.jpg

Plutôt que de faire des photos de l'écran de l'EFIS, une pression simultanée sur les touches 2 et 7 crée une copie d'écran sur la clef USB (connectée sur un des deux ports USB restants) que voici : efis_essai_j.jpg
Sur la clef USB on place les cartes géoréférencées des aérodromes, les cartes optionnelles (OACI, Cartabossy, etc.). On y récupère le journal des évènements des vols, les copies d'écran. On programme les mises à jour, la configuration des capteurs, etc.

Avionique

Voila le premier billet sur l'avionique !
Comme dirait Pierre dans un Airbus le tiers du prix c'est le fuselage, le deuxième tiers c'est les moteurs et le troisième c'est l'avionique. C'est vous dire que c'est un poste de dépense important. L'esprit du Gazaile voudrait qu'on limite au maximum les dépenses en choisissant du matériel par forcement issus de l'aviation mais ce sont des instruments que l'on a sous les yeux à chaque vol et qui ont une fonction de sécurité absolue. La législation ULM impose pour les vols VFR de jours :
  1. un anémomètre (ou badin, c'est l'instrument qui donne la vitesse relative au vent)
  2. un indicateur de dérapage (plus connu sous le nom de "la bille bordel !"
  3. un altimètre sensible et ajustable pour le vol en espace aérien contrôlé (ce qui est notre cas)
  4. un compas magnétique compensable
  5. une montre marquant les heures et les minutes
  6. une VHF pour voler dans les zones contrôlées.
  7. si survol maritime un VOR ou un GPS certifié
Attention si vous ne volez pas en espace contrôlé la liste est moindre mais ce n'est pas mon cas. De plus comme je survole parfois la mer, le gilet de sauvetage est indispensable.

"L'horizon artificiel" est un instrument de "sécurité" non obligatoire. J'ai autour de moi plusieurs cas où il aurait pu sauver vies et matériel avec des pilotes qui se sont retrouvés (par maladresse et erreur de pilotage) enfermés par la couche (vol haut dessus des nuages sans voir le sol) et comme ils ont été contraints de traverser les nuages, se sont fait une grosse frayeur car la perte des repères visuels (désorientation spatiale) vous donne quelques minutes d'espérance de vie ...

Un petit bilan financier pour un anémomètre, une bille, un altimètre, un variomètre (pas obligatoire mais tous le monde en a un), un compas chez ULM Technologie en prenant des instruments classiques les moins chers : 1185 € ajoutez 1130€ pour un horizon artificiel soit plus de 2300€.
La même chose (et plus) en numérique peut être regroupé dans un mini ordinateur de bord appelé EFIS (Electronic Flight Instruments System) qui vont de 690€ (tout petit avec son Ø57mm genre IFD-microNet, Oblo, Avmap, etc.) à plusieurs milliers d'€ (MGL, TL elektronic, Garmin, Dynon, etc.) et qui font bien d'autres choses (gestion du moteur, navigation, gestion du circuit électrique, pilote automatique, etc).

J'utilise depuis des années les EFIS Dynon Skyview sur les Aerospool Dynamic WT9, celui que je pilote actuellement à les options pilote automatique, intercom, radio et transpondeur connectés, gère l'anticollision, etc. J'ai donc saisi l'occasion d'acheter, à moitié prix, un de ceux que vendait Damien Mennella qui va passer aux modèles haute résolution (HDX) sur son CTLS :
skyview_damien_1.jpg skyview_damien_3.jpg

Cet EFIS, en plus des instruments primaires de vol (ADAHRS, Air Data and Attitude Heading Reference System), fait la gestion moteur (EMS, Engine Monitoring System), la navigation (GPS, cartographie), la gestion électrique (solutions Vertical Power), transpondeur, radio VHF, et le pilotage automatique. Tout peut être redondant (2 écrans, deux ADHRS, plusieurs GPS, etc) et maintenu en fonctionnement (45 minutes garanties) par le biais de batteries de sauvegarde.
Le système est modulaire, en fonction de son budget on lui ajoute des options mais le ticket de départ est assez élevé car en plus de cet écran (vendu avec licence de cartographie et VPX) il faut au moins l'ADAHRS, l'EMS et un GPS pour avoir toutes les fonctionnalités de base.

Au titre des reproches, en plus du coût important, j'ai entendu qu'avec ces solutions on passait plus de temps à regarder ce bidule plutôt que dehors, que la lecture est moins aisée qu'avec des instruments à aiguilles, etc. En pratique c'est vrai que les instruments à aiguilles sont plus rapidement lisibles mais comme ils sont répartis sur certaine surface, In Fine, la lecture de la partie PFD (Primary Flight Display) de l'EFIS est bien plus compacte et devient rapidement confortable avec beaucoup plus d'information dedans. Pour ce qui est de regarder dehors cela facilite la vie. En Effet à la moindre alerte un voyant s'allume sur le tableau de bord et une douce voix féminine vous alerte. Ces alarmes restent présentes tant que vous ne les acquittez pas. Pour le prix, les instruments classiques ne sont pas moins chers mais sont bien plus lourds et pas du tout plus fiables quand on résonne sur la solution complète. L'EFIS c'est une solution moderne de plus en plus employée dans l'aviation privée de loisir. 

Pour installer, configurer et utiliser ce matériel, il faut des connaissances dans le câblage électrique, un peu en informatique et maîtriser l'anglais technique. Ce qui vous coûtera encore plus cher si vous le faites faire par du personnel qualifié. Bref si à cinquante ans tu n'as pas ton EFIS tu as raté ta vie ! <;-)

Cumul Avionique : 2500€
Cumul outil : 904€
Cumul des dépenses : 9832€

Transport des ailes

Une petite astuce au passage, pour bloquer les ailes je les place comme sur la photo et boulonne les pentures de volets entre eux.
aile_attache_astuce_a.jpg aile_attache_astuce_b.jpg

vendredi 25 août 2017

Vente de matériel

Merci à Georges Rigg de s'être retiré de l'achat du chantier pour permettre à Pierre Schmaus d'optimiser ses 13 heures de voyage depuis l'Allemagne. Il a pu, en plus du chantier, bénéficier de mon second madrier de pin d'Orégon (5500x210x105) et du reste du demi plateau de hêtre.
pierre_schmaus.jpg
Pierre parle parfaitement français ce qui facilite les discussions entre passionnés. Il m'indique le site Internet de Carten Omet qui construit aussi un Gazaile en Allemagne. J'ai hâte de voir l'avancement de leurs projets. Bon courage.

Vente de matériel : 500€
Sicomin (résine + divers) : 62€
Centrale direct (apprêt) : 85€
Cumul outil : 904€
Cumul des dépenses : 9832€

samedi 19 août 2017

Karman

Pour les karmans, le raccord entre les ailes et le fuselage, il va falloir tenir compte de ce qui se passe sous l'aile avec les bielles des volets qui sortent du fuselage et le passage du train. Je m'inspire de ce que Frédéric montre dans la doc du Gazaile. Mais avec les gabarits de profils, augmentés d'une couche de fin polystyrène pour compenser l'épaisseur de la peau, je fais une première couche avec 2 tissus de fibre verre de 100gr/m².
karman_gauche_1_couche.jpg

Je colle au double face, sur le fuselage, des bandes de mousse internes alignées sur le profil de l'aile. En dessous c'est un peu plus compliqué à cause des arrondis.
karman_cale_mousse_interne_a.jpg karman_cale_mousse_interne_b.jpg karman_cale_mousse_interne_c.jpg

Je trace le pourtour du fuselage sur la première couche de fibre verre, puis je la scotche sur l'aile.
karman_tracage.jpg karman_1ere_couche_mep_dessus.jpg.jpg karman_1ere_couche_mep_dessous.jpg.jpg

Dessous c'est toujours bordélique avec les ouvertures du train et des longerons que j'ai faites trop grandes dans le passé. Je reporte le profil sur le carénage du train que j'ai enlevé. Je strate avec une bande de carbone 200gr/m² la jonction fuselage/1ere couche de FV. Par endroit c'est difficile car la 1ere couche est flexible. Je bouche le trou exagéré des longerons tant bien que mal. Je bride le tout avec des éléments du chantier.
karman_1ere_couche_strate_dessus.jpg karman_1ere_couche_strate_dessous.jpg karman_1ere_couche_maintien_dessus.jpg karman_1ere_couche_maintien_dessous.jpg

Je réalise des baguettes triangulaires en mousse et une spéciale pour le bord d'attaque. Je ressors une fois de plus les gabarits d'aile pour prendre en sandwich un morceau de mousse de 3cm d'épaisseur. Je fais un gabarit de BA 3 cm plus grand pour tailler au fil thermique la pièce qui va bien.
karman_cale_mousse_a.jpg karman_cale_mousse_b.jpg karman_cale_mousse_c.jpg

karman_cale_mousse_d.jpg

Elle s'adapte bien. Collage des bandes de mousse au microballon.
karman_collage_mousse_tri.jpg karman_collage_mousse_tri_rond.jpg

Je réalise une cale à poncer Ø60mm taillée à la scie thermique dans un bloc de polystyrène et j'arrondis les baguettes. Il faut que le ponçage soit le plus affleurant et tangeant possible. Il faut bien repérer le bord de l'aile par transparence (là où le fuselage est le plus large) pour finir l'arrondi un peu après pour laisser une zone de collage des tissus supérieurs.
karman_poncage_calle.jpg karman_poncage_a.jpg karman_poncage_b.jpg

Je strate avec une couche de carbone 200gr/m² et une de 100gr/m² de fibre verre.
karman_carbone_b.jpg karman_carbone_a.jpg

Les strates débordent sur l'aile mais à la fin elles seront découpées à 1 mm du bord de l'aile et la jonction sera raccordé par une bande de ruban adhésif. Il faut penser à ne pas enfermer les volets et leurs bielles ou a coller l'ailes ce qui risquerait de la rendre indémontable.
Dégagement de l'aile et découpe bord à bord :
karman_decoupe_a.jpg karman_decoupe_b.jpg

Dégagement de la bielle de volet et mise en place de cales en mousse :
karman_bielle avant degagement.jpg karman_mousse.jpg karman_bielle_dessous.jpg

Les bords sont poncés pour être affleurant. Masticage des petits défauts. Vue de l'exposition à la trainé de la bielle externe avec le carénage de train en place :
bielle_prise_air.jpg

En parallèle c'est au tour de l'aile droite. Comme elle est plus avancée la bielle de commande est affleurante, la première couche à besoin d'être dégagée pour que la bielle puisse manœuvrer dans la zone du congé en mousse.
karman_droit_1ere_couche.jpg karman_droit_1ere_couche_bielle.jpg karman_droit_mousse_tri.jpg karman_droite_strate_sup.jpg

Pour rigidifier la partie avant qui est plus large et le dessous je fais une strate de carbone 200gr/m² et un verre 100gr/m² sur des renforts en mousse. Cela n'a l'air de rien mais on gagne beaucoup en rigidité (et en poids diront les langues plus ou moins bien pendues).
karman_renfort_exterieur.jpg

A venir : mise en apprêt.

panne d'apprêt

J'en entends qui disent : "6 mois sans que ça bouge et là il se déchaine !". Bin oui avec femme et enfants en vacances dans le sud-ouest je me retrouve seul avec un avant goût de retraité/divorcé LOL La 2ème aile est prête pour l'apprêt et le ponçage :
aile_gauche_apret_1_a.jpg aile_gauche_apret_1_b.jpg aile_gauche_apret_ponce.jpg

Un des roulements de la ponceuse Brico Machin "merde in china" a eu une indigestion de poussière : une petite séance de nettoyage de roulement s'est imposée... J'ai l'habitude avec les VTT en Normandie on ne fait que ça ! Avant que le pot d'apprêt soit périmé je me lance dans la deuxième couche ...
ailes_dernier_apret_a.jpg ailes_dernier_apret_b.jpg ailes_dernier_apret_c.jpg

... mais je suis tombé en panne de peinture !
pistolet_net.jpg

Nettoyage de mon pistolet toujours de chez Brico Machin avec surement la même nationalité que la ponceuse : ça fait le "job" pour un prix modique.

vendredi 18 août 2017

Démontage et vente du chantier

L'heure est venue de faire un peu plus de place dans l'atelier. Pour cela je démonte mon chantier réalisé en 2011 !!!.
chantier_demontage_a.jpg chantier_demontage_b.jpg chantier_demontage_c.jpg
A l'envers il ressemble à un rail de traveling de cinéma. J'ai laissé les pieds assemblés, retiré le plan de travail et j'ai dévissé toutes les traverses.

Avec la place dégagée cela va être plus facile de faire les karmans.
plus_de_chantier.jpg

Avis aux futurs constructeurs, je le cède au prix de la ferraille soit 150€. Pour être réassemblé il peut être soit ressoudé soit boulonné.
Vendu ! Merci au forum des constructeurs de Gazaile.

mardi 15 août 2017

Aile et apprêt

Profitons de cette matinée ensoleillée et de la rosée du matin pour lancer une première couche d'apprêt.
aile_peinture_appret_a.jpg aile_peinture_appret_b.jpg

Pour déplacer l'aile tout seul, je m'aide d'une sangle prise entre deux pentures de volet qui me sert de poignée et à trouver le centre de gravité.
aile_peinture_appret_sangle.jpg

C'est fou ce que cela révèle comme petits défauts. Par exemple j'ai la couche de fibre de verre qui fait de petits plis malgré le marouflage. Cela sera entièrement gommé par un ponçage intégrale de cette première couche.
aile_peinture_appret_poncage_a.jpg aile_peinture_appret_poncage_b.jpg aile_peinture_appret_poncage_c.jpg

La deuxième couche attendra la fin de la réalisation des karmans.

J'oubliais la dernière facture pour de l'époxy toute fraîche :
Sicomin SR1700 et Treecel : 75€
Cumul outil : 904€
Cumul des dépenses : 10185€

Au tour de l'aile gauche, suite

Double contrôle du profil du bord d'attaque. Avec un petit et un grand gabarit.
aile_gauche_ba_verif_gabarit.jpg aile_gauche_ba_verif_gabarit_grand.jpg

Il n'y aura pas besoin de beaucoup de microballon... Avec l'expérience je sais maintenant doser juste ce qu'il faut pour le ponçage qui accueille les tissus.
aile_gauche_pose_winglet.jpg aile_gauche_pose_winglet_mastic.jpg

La seconde pose du winglet devient une formalité. Pour qu'il soit bien symétrique par rapport au premier, l'ajustage de la découpe du bord se fait petit à petit.
La liaison ne demande pas beaucoup de mastic, encore "merci" pour le travail de Frédéric Montforte et de Bernard Missol qui nous a permis d'avoir le moule de ces superbes winglets.
aile_gauche_pose_goutiere.jpg aile_gauche_maintien_a.jpg aile_gauche_maintien_b.jpg

Je réalise et pose les 2 goutières de toît de fuite. Je vous mets aussi le détail du maintien de l'aile pendant le marouflage et la peinture. Le longeron est ploqué sur un tréteau et au niveau de la sortie de la bielette de commande d'aileron une tige en bois enfoncé dans un reste de fauteuil de bureau prend appui sur le longeronnet arrière.
aile_gauche_maintien_c.jpg aile_gauche_maintien_d.jpg

Cette fois si pour le marouflage j'y regarde à trois fois pour bien repérer les plis qui se forment parfois très lentement.
aile_gauche_marouflage.jpg

mercredi 9 août 2017

Au tour de l'aile gauche

En attendant la polymérisation du marouflage (il vaut mieux attendre 48H c'est plus facile à poncer), j'attaque la fermeture de l'aile gauche. Tout d'abord la réalisation de la peau par la jonction des morceaux de CP de 1.6mm et de 1.2mm. Inversion du chantier et des cales de vrillage. Ponçage "léger" du plan de collage et aspiration des poussières.
aile_collage_peau_1.6_1.2_brique.jpg aile_chantier_inversion.jpg aile_poncage_nervures_longerons.jpg

J'astuce avec deux sangles et des pinces pour maintenir la peau en place pendant la pose (longue...) des cordons de colle (sur ces photos de mise en scène la peau n'est pas encore encollée).
aile_astuce_pose_peau_a.jpg aile_astuce_pose_peau_b.jpg

J'ai encore oublié de faire des photos des cordons déposés avec un sac Minigrip et mis en forme à la spatule, il faut dire qu'avec les gants pleins de colle mon subconscient n'a pas envie de toucher à l'appareil photo. Tant pis c'est pourtant un gros boulot où il faut doser les cordons pour avoir juste un chanfrein qui déborde. Il ne faut pas perdre de temps car même avec un durcisseur lent la résine des premiers cordons commence à changer de consistance le temps qu'on finisse la dépose. Mise en pression toujours avec des règles et briques suivi de l'agrafage du bord d'attaque à travers une sangle pour faciliter le dégrafage.
aile_pression_peau_briques.jpg aile_peau_agrafe_ba_emplanture.jpg

A gauche l'agrafeuse électrique, le pot contenant les raclages de l'excédant de colle (du moins celui qui est accessible), la spatule, les agrafes préparées, le rouleau pour écraser les cordons de colle et une cale à poncer que j'avais oublié de ranger...
aile_agrafeuse_raclage_colle.jpg

Marouflage de l'aile

Comme le fuselage, les ailes sont marouflées avec un tissus de verre de 100gr/m². Pour m'aider à placer les tissus, je trace au feutre noir, des repères par rapport au bord d'attaque en carbone, une précaution si facile à faire à sec...
aile_marouflage_repere_feutre.jpg aile_marouflage.jpg aile_marouflage_fin.jpg

Toits de fuite

Entre le longeronet et les volets/aileron je fais un toit de protection. Pour cela sur un plan de travail ciré je strate une bande de 2 couches de fibre de verre 80gr/m² (chutes de la réalisation des volets) de 23 cm de large x 2.5 mètres pour les volets et de 80 cm pour l'aileron. Le lendemain je colle les bandes en les pinçant entre deux longues règles de 3cm de large.
toit_de_fuite_collage.jpg toit_de_fuite_collage_gp.jpg toit_de_fuite_collage_epingle.jpg

Elles prennent bien la forme car elles ne sont pas encore totalement polymérisées. Pour la partie "aileron" je place un filet de colle qui vient s'écraser lors de la pose du toit. Le toit est maintenu en place par des épingles.
toit_de_fuite_collage_fin.jpg toit_de_fuite_fin.jpg toit_de_fuite_fin_gp.jpg

Par transparence on voit bien la migration de la colle lors du pressage. Après polymérisation, découpe du surplus et ponçage. Cela renforce les parties de CP qui ne sont pas sous les effets des petites équerres.
toit_de_fuite_fin_volet.jpg

Vérification fonctionnelle du volet surtout en négatif.

dimanche 6 août 2017

Pose du winglet suite

J'ai collé les 2 nervures en premier sur les longerons et longeronet,en effet, avec mes grandes mains, je ne me voyais pas strater la nervure arrière par le petit espace derrière la ferrure de l'aileron. Elles sont assez épaisses mais la mousse employée est très légère, cela facilite l'alignement et le collage. La vérification du collage se fait bien à travers les trous d'allègement.
Lors de l'étuvage j'avais les winglets qui avaient pris du volume (voir ce billet). Je dois donc corriger le problème ce qui explique la présence de mastic.
winglet_masticage.jpg

Pour la fermeture du trou coté ferrure d'aileron, je place deux cale en mousse et je strate par dessus avec une couche de carbone 200 gr/m² et de verre 100 gr/m².
winglet_fermeture_mousse.jpg winglet_fermeture_carbone.jpg

Comme la ferrure est indémontable, je ne m'embête pas à l'épargner, je strate dessus directement.

samedi 29 juillet 2017

Pose du winglet

Je colle deux bandes de contreplaqué pour l'appui du winglet. Pour la nervure arrière je dois faire des repos en mousse car la peau ne dépasse pas assez vu la taille d'une de mes plaques de CP en 1.6mm qui fait une quinzaine de millimètres de moins que les autres ( pourquoi ??? je ne sais pas ??? c'est une des plaques qui venait d'Espagne). J'ai triché avec la nervure avant mais celle de l'arrière ne peut pas être déplacée vu l'empilage de cotes fonctionnelles. L'autre aile aura des bandes partout.
winglet_raccord_bande.jpg winglet_bandes_appui_finies.jpg

L'ajustage se fait facilement. Je marque les positions des longerons pour aider au placement des nervures fortes.
winglet_ajustage_sur_bande.jpg winglet_ajustage_fini_a.jpg winglet_ajustage_fini_b.jpg

Je mesure la position angulaire pour la reproduire pour l'autre aile.
winglet_mesure_position.jpg winglet_mesure_position_gp.jpg

Après l'ajustement et de nombreux allers-retours entre les longerons et le winglet, je réalise deux jeux de deux nervures fortes à la même dimension pour avoir le même placement pour le second winglet. Je choisi de coller du CP de 1.2mm de chaque coté de la nervure en mousse car pour le placement il y aurait un risque de casse si les nervures n'étaient pas collée des deux cotés.
winglet_sur_aile.jpg winglet_nervures_fortes_pressage.jpg

Je colle la tranche des nervures de winglet à la résine chargée sur les longeron et longeronnet puis je strate les jonctions avec 2 à 3 couches de tissus carbone 200gr/m² (chute du bord d'attaque).
winglet_nervures_allege.jpg winglet_nervures_pose.jpg

Notez l'astuce pour le serrage avec un serre joint, une baguette et une cale à travers les trous d'allègement.

Board d'attaque fin

Je pose une couche de tissus carbone 200gr/m² et puis un verre de 100 gr/m². La largeur fait 10 cm. J'utilise du tissus d'arrachage qui demande un léger ponçage en finition. L'image de gauche montre les tissus juste après avoir enlevé le tissus d'arrachage. Celle de droite montre le ponçage en cours.
ba_carbone_avant_poncage.jpg ba_carbone_poncage_en_cours.jpg

Je ponce le surplus de tissus pour araser la partie creusée avec la cale à poncer. On voit bien cette limite qui sert de repère.
ba_carbone_poncage_detail.jpg ba_carbone_poncage_gp.jpg ba_carbone_poncage_fini.jpg

Je prépare le bord d'attaque à recevoir le winglet en coupant les excédants de tissus. Les vues de la coupe du bord d'attaque montrent bien les sections des baguettes de bois, la mousse et le microballon.
ba_carbone_raccord_winglet.jpg ba_carbone_raccord_winglet_face.jpg

dimanche 23 juillet 2017

Balade à Eu à deux.

Au programme de cette balade : trajet Rouen (LFOP) vers Eu (LFAE), visite du Bois de Cise et de ses jolies demeures de 1900, chemin côtier jusqu'à Ault, déjeuner au restaurant L'Horizon puis retour au bercail.
On m'avait prévenu de l'aérologie un peu spéciale de LFAE, mais de là à retrouver la manche à air dans cette position !
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Heureusement que l'Efis donne l'indication du vent qui confirme les prévisions météo consultées avant le départ.
IMG_20170721_104817.jpg PANO_20170721_113919.jpg

Pour rejoindre le Bois de Cise il faut longer la départementale vers le Nord sur quelques centaines de mètres ce qui n'est pas le plus agréable. Le reste de la balade n'est que du plaisir tantôt à l'ombre des arbres centenaires, tantôt le long de la falaise jusqu'à Ault où le relief s'estompe pour laisser place à la Baie de Somme.
IMG_20170721_115527.jpg IMG_20170721_115206.jpg IMG_20170721_120533_rc.jpg

Le restaurant nous propose des produits locaux, nous choisirons de l'agneau de la Baie et des salicornes.
Pour le retour je choisis de longer la cote et de passer entre Dieppe et la centrale de Penly en volant au dessus de la mer pour avoir plus de calme car au-dessus des terres c'était nettement plus agité...

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